Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Depuis huit jours, une question hante les médias et nourrit le débat politique : combien coûtent les programmes des candidats à l’élection présidentielle ? Il s’agit de traquer ainsi les promesses démagogiques, étant entendu que
Dans le même temps pourtant, des chiffres surgissent qui laissent à penser que les marges de manœuvre existent à condition de se les donner.
Exemples : 224 milliards d’€ (à comparer aux 270 milliard d’€ du budget de l’Etat). C’est le montant des intérêts et dividendes versés par les entreprises à leurs actionnaires en 2005 (le chiffre de 2006 n’est pas encore connu mais nous savons qu’il sera supérieur).
173 milliards d’€ : ce sont les placements purement financiers des mêmes entreprises, alors qu’elles n’investissent que 170 milliards d’€ dans la production.
74 milliards d’€ : ce sont les profits réalisées l’an dernier par les entreprises du CAC 40.
65 milliards d’€ : ce sont les aides publiques accordées aux entreprises sans contre parties réelles.
23 milliards d’€ : ce sont les exonérations de cotisations sociales consentis aux entreprises. Sur ce dernier point, Sarko propose 13 milliards supplémentaires de cadeaux.
J’ose quelques questions qui semblent taboues dans cette campagne : à quoi sert tout cet argent, fruit du travail des salariés ? Ne peut-on l’utiliser autrement, plus efficacement ? Est-il sain que le capital est toujours plus (pour faire quoi ?) et les salariés de moins en moins ? Ne faut-il pas repenser la redistribution en orientant l’argent vers des investissements utiles à la société et à ses citoyens et en combattant les dépenses parasites ? Un pays peut-il espérer prospérer quand ses couches moyennes et défavorisés s’appauvrissent et se précarisent ?