Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Lors de sa nouvelle venue à l’usine Continental de Clairoix, jeudi 9 avril 2009, le député communiste européen, Jacky Hénin, a pris la parole à l’invitation des représentants syndicaux, devant l’Assemblée générale réunissant une grande partie des salariés de l’entreprise. Je l’ai accompagné lors de cette rencontre.
Après avoir renouvelé sa totale solidarité avec la lutte des salariés pour le maintien de l’emploi et du site, il a souligné le rôle des élus communistes de l’Oise dans les prises de position des collectivités territoriales en faveur du combat des « Conti » avec, par exemple, l’aide au financement du train spécial affrété pour le grand rassemblement de Hanovre le 23 avril prochain.
Il a rappelé son engagement déterminé en faveur des droits des salariés en France et en Europe durant 5 ans au Parlement Européen et son opposition résolue aux directives ultralibérales, qui ont développé la mise en concurrence des travailleurs en Europe et enrichi les actionnaires.
Il a dénoncé le prétexte de la crise utilisé pour délocaliser la production en Roumanie où le site de Continental à Timisoara doit augmenter sa production de 16 millions de pneus par an, soit plus que les productions actuelles des sites de Clairoix et Hanovre menacés de disparition.
Il a apporté tout son soutien aux salariés dans leur volonté de tout faire pour empêcher le déménagement des moules à pneu par la Direction.
Enfin le député a interpellé le gouvernement et formulé des propositions très concrètes qui ont été saluées par un tonnerre d’applaudissements : « on vient d’apprendre aujourd’hui que l’Etat, par l’intermédiaire du Fonds Stratégique d’Investissement, était prêt à verser 10 millions d'euros à l'équipementier automobile Heuliez pour sauver les 1000 emplois qui sont menacés. Pourquoi l’Etat ne pourrait-il pas prendre la même décision concernant Continental qui fabrique une production stratégique et indispensable à notre pays ? ».
Et Jacky Hénin de poursuivre : « L'Etat a accordé 6,5 milliards d'euros à Renault et PSA Peugeot Citroën en échange de la pérennité des sites d'assemblage automobile. Le gouvernement doit exiger qu’une part de cet argent public serve à reprendre le site Continental de Clairoix dont les productions sont indispensables pour notre industrie automobile. ».
Enfin le parlementaire a appelé les salariés à faire pression sur les parlementaires de l’Oise pour qu’ils votent la proposition de Loi déposée par les députés communistes et républicains et qui sera discutée le 28 mai prochain visant à interdire les licenciements dans les entreprises qui profitent, distribuent des dividendes aux actionnaires et délocalisent.