Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Les députés reprendront, la semaine prochaine, l’examen du projet de loi « Hôpital, patients, santé, territoires ».
Ce texte comprend un article 24 qui prévoit l’interdiction « d’offrir gratuitement à volonté des boissons alcooliques dans un but promotionnel ou de les vendre au forfait ».
En clair et ainsi rédigée, cette disposition signifierait la fin des dégustations dans les foires aux vins, chez les viticulteurs, au salon de l’agriculture. Tout cela, bien sûr, au nom de la santé, de l’hygiène, de la prévention.
Je vous le dis, comme je le pense : il y en a ras-le-bol !
Déjà l’interdiction sans discernement du tabac dans les petits bistrots de nos villages a sonné le glas de nombreux établissements, contribué un peu plus à la désertification rurale. Il s’agissait pourtant de lieux de convivialité où anciens et plus jeunes se retrouvaient « pour taper le carton » ou simplement commenter l’actualité locale. Allez oust ! Rentrez chez vous ! Allez fumer devant la télé ! Vive l’individualisme ! A bas la vie commune, la solidarité !
Voilà maintenant le tour de nos foires aux vins.
Jules Verne avait déjà imaginé cette vie-là, qui tourne à l’enfer, car tout devient interdit au nom de la santé, du bien-être. Le roman s’intitule « Les cinq cents millions de la Begum ». « France-ville », qui en est au cœur, est une cité où tout est organisé sur la base de strictes règles d’hygiène… à en devenir insupportable car finalement de moins en moins humaine.
Merci à Madame Bachelot de nous préparer une nouvelle « France-ville » ou plutôt « non merci ».
Comme il aurait été souhaitable pour tous ceux qui se préoccupent de notre santé et de notre hygiène de vie d’avoir la même prévenance lorsque les entreprises exposaient sciemment leurs salariés à l’amiante et aujourd’hui à d’autres cocktails (solvants divers, éther de glycol…) infiniment plus dangereux que le Côte du Rhône et le Bordeaux.
Ah la belle hypocrisie ! Plus les libéraux font mine de s’occuper de nous, de nous préserver de nous-mêmes, plus ils nous empoisonnent au propre comme au figuré.