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Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois

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LA PAUVRETE MISE EN SCENE

Sarko avait annoncé, avant son élection, que dans deux années, il n’y aurait plus de pauvres à la rue.

En cet hiver 2008, nous comptons déjà plusieurs SDF morts sur le trottoir.

Le sang de Sarko n’a donc fait qu’un tour. Il fallait frapper un grand coup… médiatique.

Il s’est donc organisé un show sur le thème de la grande pauvreté à… Compiègne. La déambulation a débuté par une visite de la banque alimentaire et de l’épicerie sociale dans la cité impériale. S’en est suivie une table ronde permettant à l’histrion de faire son numéro. Tout ce qui pouvait ressembler à un contradicteur avait été soigneusement écarté et le « one man show » s’est déroulé à l’école d’Etat major sous bonne garde.

Parmi les invités, Sarko s’était adressé à la responsable du CCAS de Thourotte, sans savoir que la fonctionnaire territoriale qu’il sollicitait n’était plus en poste dans la ville. Ainsi donc il s’agissait de s’assurer de la présence d’un agent œuvrant dans une ville de gauche surtout sans passer par le maire communiste susceptible de troubler le bon déroulement de la pièce. Petite manœuvre lamentable contraire à toutes les traditions républicaines dont sa majesté Sarko n’a que faire.

Au final, les SDF compiégnois interrogés par la presse déclaraient ne rien attendre de la mise en scène présidentielle à Compiègne. Et les associations impliquées dans la lutte contre l’exclusion sont demeurées polies mais dubitatives.

La réalité est là, terriblement présente : la pauvreté frappe un nombre sans cesse croissant de nos concitoyens. Elle ne concerne pas seulement des sans-emplois mais aussi des salariés, puisqu’aujourd’hui les revenus du travail peuvent ne plus permettre de vivre, de payer un loyer, de se nourrir, de se vêtir.

Sarko leur conseille sans doute de faire des heures supplémentaires et de travailler le dimanche.

A part cela, quelques millions d’€ pour accueillir les miséreux, un milliard péniblement trouver pour financer le RSA… mais 380 milliards pour les banques qui ont jeté l’argent par les fenêtres en jouant au monopoly boursier.

Bravo l’artiste ! Mais à Compiègne, le clown était pitoyable.

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