Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Jeudi, Sarko remettait le couvert un peu plus au nord, à Douai. Nous allions voir ce que nous allions voir : le grand plan sarkozyen de relance de l’économie.
Au final, 26 milliards d’€ dont 11,5 milliards d’€ de nouveaux cadeaux, qui profiteront d’abord aux grandes entreprises, 11 milliards d’investissements publics destinés à financer des projets déjà programmés, pour l’automobile, après les jupettes et les balladurettes, voici les sarkozettes (prime à la casse de 1 000€) et, enfin, quelques miettes pour les plus démunis.
La logique de ce plan résiderait dans une dynamique de relance par l’investissement, nous dit-on. Au mieux, selon les économistes, cela peut faire +0,6% de croissance, ce qui est fort maigre au regard des prévisions de ladite croissance pour 2009. Qui peut croire que de simples talonnettes la feront grandir ?
Le ressort de la croissance en France réside dans la consommation. Or, le contre-sens du fameux plan sarkozyen, c’est qu’il ne prévoit rien pour le pouvoir d’achat. Or, celui-ci est en chute libre et la croissance avec lui.
Stimuler l’économie ne peut passer par quelques clopinettes pour les ménages. Au contraire.
La vraie question d’aujourd’hui est celle des salaires. Or, ces derniers sont considérés comme les ennemis de la compétitivité. On leur préfère les primes, les heures sup… tout ce qui appauvrit et précarise le salariat.
Comprimer les salaires pour produire moins cher ?
Voilà un jeu dangereux car il y aura toujours quelque part une main d’œuvre moins cher, qui vous poussera à délocaliser et à favoriser le dumping social. Mais qui reste-t-il alors pour acheter, consommer, tout ce qui rend nécessaire que nous produisions, que nous créions des emplois correspondants.
La logique sarkozyenne est dévastatrice sur le plan économique et social. En vérité, sa mission ne consiste pas à imposer une nouvelle redistribution sociale des richesses, seule réellement stimulatrice de la croissance, mais à servir les privilégiés, les actionnaires, les boursicoteurs, ceux qui vivent sur l’appauvrissement du pays et de nos concitoyens. L’exercice trouvera ses limites et le cinéma élyséen permanent ne suffira pas toujours à donner le change.