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Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois

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LA COMMUNE N’EST PAS MORTE

Philippe Marini nous a produit, cette semaine, une expression chimiquement pure du sarkozysme.

Rapporteur général de la commission des finances du Sénat, lors du débat sur le budget 2009, il nous a sorti de derrière les fagots un amendement à faire douter ceux-là mêmes qui, parmi les plus endurcis, sont convaincus que la lutte des classes appartient au passé.

Le sénateur de l’Oise proposait, en effet, que les boursicoteurs impénitents, qui avaient laissé leur fond de culotte dans la spéculation boursière, puissent déduire leurs pertes de leurs impôts.

Copé a trouvé l’idée « séduisante », mais, au final, l’Elysée a craint qu’elle soit mal comprise dans l’opinion.

Il est vrai que pour les salariés de Continental, Saint Gobain, SVE, Inergy ou Federal Mogul « remerciés » s’ils sont intérimaires, mis en congés forcés ou au chômage technique, le breuvage est un peu amer et la trouvaille de Ph. Marini inconvenante.

Mais il en faut bien plus pour décourager l’élu de la cité impériale.

Aussi s’est-il fendu d’un second amendement. Celui-ci prévoit de supprimer la demi-part accordée aux parents isolés dans le calcul de leurs impôts même quand les enfants sont grands et ont quitté le domicile parental. Près de 5 millions de personnes, le plus souvent modestes, sont concernés. Marini a vu là un privilège.

Une telle disposition aurait pour effet de rendre imposables des gens, qui ne le sont actuellement pas, de leur supprimer, dans la foulée, les aides auxquelles ils ont droit, notamment l’aide au logement. Bref, des familles vont, encore une fois, s’appauvrir. Et le gouvernement est d’accord.

Cadeau fiscal donc aux spéculateurs fauteurs de la crise dont nous souffrons et coup de trique supplémentaire aux plus modestes.

Merci, Philippe, pour cette éclatante démonstration : Eugène Pottier avait raison dans sa chanson dédiée aux communards :

            « Tout ça n’empêche pas,

            Nicolas

            Qu’la Commune n’est pas morte ! »

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