Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
L’Assemblée nationale a débuté, cette semaine, l’examen du projet de loi sur la réforme de l’audiovisuel public.
Au premier abord, on a envie de dire : chouette, plus de pub sur les chaînes publiques !
Voilà pour l’écume ! Mais lorsque nous touchons au fond des ambitions sarkozyennes en matière de télé, l’avenir est bien moins réjouissant.
Il s’agit d’abord d’un formidable cadeau de Zébulon 1er à ses potes du Fouquet’s, Bolloré and Co, dont la manne publicitaire se reportera sur TF1 et M6.
Et pour attirer les annonceurs, les chaînes privées, en quête permanente d’audience, rivaliseront dans le bas de gamme et le racolage. Bref, la télé-poubelle a de beaux jours devant elle.
Oui, mais, nous rétorque-t-on, les chaînes publiques pourront faire dans la culture ! Il est permis d’en douter. Déjà France 2 vient-elle de remercier Christophe Hondelatte et son émission hebdomadaire à 19H « Vendredi si ça me dit », qui affichait l’ambition de parler un peu « culture » en tout début de soirée.
Et demain ? De quels moyens France 2, France 3 et quelques autres disposeront-elles pour diffuser un peu d’intelligence ?
Le manque à gagner publicitaire s’élèvera à 650 millions d’€ selon les professionnels de l’audiovisuel.
Le gouvernement a prévu 450 millions d’€ avec la taxation de 3% des recettes publicitaires des chaînes privées et de 0,9% sur les opérateurs de communication. Manqueront d’ores et déjà 200 millions €.
Mais les potes du Fouquet’s sont intervenus : 3%, c’est trop ! Les députés UMP ont donc souhaité que la contribution soit ramenée à 1,5%.
Dans ces conditions, que peut-il rester du service public, lequel ne risque aucun dérapage non contrôlé car Sarko Ier nommera personnellement le PDG de France Télévisions.
Et côté culture, vous savez ce que le Zébulon de l’Elysée en pense ! Il croit qu’Albanel et Barnier se partagent le même ministère.
Encore un effort et dans le paysage audiovisuel à la mode Sarko, Berlusconi aura l’air d’un académicien.