Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Le vent du boulet souffle sur Continental et ses 1 200 salariés à Clairoix. Une rumeur laisse entendre que l’usine pourrait fermer ses portes en 2009.
De fait, l’industrie automobile est frappée de plein fouet par la crise et par l’utilisation que les groupes en font pour tailler dans les effectifs et accroître les profits. Les équipementiers sont en première ligne dans cette hécatombe.
Chez Continental, 100 intérimaires ont déjà été « remerciés ». Partout, dans la profession, il n’est plus question que de licenciements, de chômage technique…
Quiconque toutefois connait les méthodes du groupe allemand sait que la dramatisation est une méthode de gestion.
Lorsqu’il s’est agi de faire accepter aux salariés de renoncer aux 35 heures et de passer à 40 heures, avec la bénédiction de la CFTC, syndicat majoritaire, la direction a brandi la même menace de fermeture en cas de refus.
A chaque fois qu’un mauvais coup social se profile, la direction laisse planer le doute de la pire des issues pour faire avaler une pilule, qui apparait alors un peu moins amère que la perspective de la liquidation.
Chaque fin d’année, Hanovre concocte, pour chaque site, les objectifs pour l’année suivante. Il fait alors monter les enchères et recourt au même chantage.
Lorsqu’on le sait, cela peut rassurer mais ne met pas à l’abri du pire. Il vaudrait mieux que cela rende combattif, d’autant que les profits de Continental, comme ceux de l’industrie automobile, sont florissants.