Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois

Publicité

OBAMA : ET MAINTENANT ?

La victoire d’Obama est incontestablement historique. Les américains viennent d’enterrer leurs vieux démons.

Il y a quarante ans seulement, les noirs n’avaient pas le droit de vote et ceux qui se sont risqués à réclamer l’égalité l’ont souvent payé de leur vie, tel Martin Luther King.

Il suffisait de voir les larmes qui coulaient sur les joues de Jesse Jackson, ce 4 novembre au soir, pour mesurer le chemin parcouru.

L’élection d’Obama marque aussi la fin des calamiteuses années Bush, qui avaient conduit à l’engagement des Etats-Unis dans deux guerres et plongé le pays dans une crise économique, financière et sociale, qui place la première puissance au monde au bord du gouffre.

Au-delà de ces huit dernières années, c’est la fin du modèle Reagan selon lequel le marché règlerait tout, dès lors qu’on lui accorderait toute liberté. Les américains ont vu où cela les menait et nous aussi.

Le retentissement du succès d’Obama dépasse les frontières des Etats-Unis. La fête battait son plein au Kenya, dans lequel le nouveau président a une partie de ses origines.

Mais, bien sûr, la joie des américains et au-delà est à la mesure des attentes.

Que veut faire Obama ? Que peut-il faire ? Qui a le véritable pouvoir aux Etats-Unis ? Le Président, le Congrès ou le milieu des affaires ? Soyons lucides ! Le capital a largement financé la campagne d’Obama. Il lui a semblé clair que prolonger, avec Mc Cain, les années Bush non seulement ruinerait l’image des Etats-Unis mais risquerait de le précipiter dans l’abîme de la défiance à l’égard du système capitaliste lui-même.

Il fallait donc rebondir, renouveler la donne, offrir le visage de la morale retrouvée, créer un choc, quitte à prendre des risques.

Désormais, en effet, le défi est le suivant : ce que véhicule la victoire d’Obama, l’espoir de changement, sera-t-il plus fort que les raisons de ce soutien du capital au nouveau président démocrate destiné à donner l’illusion du changement pour que sur le fond, rien ne change, tout continue ? Songeons à la célèbre réplique de Tancredi Falconeri, cet aristocrate sicilien engagé dans la révolution garibaldienne, dans le Guépard de Guiseppe Tomasi de Lampedusa, mis en scène par Visconti, et qui justifie ainsi son engagement : « Si nous voulons que tout reste tel que c’est, il faut que tout change. »

La mobilisation des progressistes américains est la clé de cette énigme. La victoire d’Obama est pour eux un point d’appui. Seront-ils en mesure de s’en servir pour changer le cours des choses ? Ils ne sont pas seuls aux prises avec cet enjeu. Tous les peuples du monde sont concernés.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article