Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Après les retraites et l’allongement à 41 ans de la durée des cotisations, le gouvernement a pris pour cible le temps de travail.
Le texte autorise les entreprises à dépasser les contingents d’heures supplémentaires en les exonérant de l’autorisation préalable de l’inspecteur du travail. Et le tout relèverait d’un accord d’entreprise, voire d’une décision de gré à gré entre l’employeur et le salarié.
Dans ces conditions, ce serait la fin de la durée légale du travail. Les normes restantes seraient celles qui prévalent à l’échelle de l’Union européenne : 48 heures hebdomadaires- 11 heures de repos consécutives.
Le secrétaire général de l’UMP, Devedjian, ne s’était donc pas trompé : il fallait en finir avec les 35 heures. Sarkozy, Fillon et Bertrand ont fait mine de se scandaliser avant d’annoncer un dispositif bien pire encore.
Il demeure que, sans aucun doute, la CGT et la CFDT n’ont pas été bien inspirées de signer un accord avec le MEDEF, le 9 avril dernier, qui prévoyait déjà de déroger au contingent d’heures supplémentaires, fût-ce à titre expérimental et par accord majoritaire. Le gouvernement s’est engouffré dans la brèche.
La riposte doit être à présent à la mesure de l’attaque. Nous ne pouvons que regretter que toutes les organisations syndicales n’appellent pas à la journée d’action du 17 juin.
L’unité est pourtant nécessaire car il faut faire grandir l’exigence d’une mobilisation populaire d’envergure face à l’entreprise de régression sociale du gouvernement et du patronat.