Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Nous allons commémorer le 11 novembre.
Ils ne sont plus que deux poilus recensés encore en vie. Ils ont 110 ans : Louis de Cazenave et Lazare Ponticelli.
Avant les élections présidentielles et législatives, quelques politiciens avaient cru bon de se faire mousser en proposant des obsèques nationales au dernier survivant ou encore une place à côté du soldat inconnu. Lugubre et indécente loterie, en vérité ! Parmi ces zozos, l’ineffable Gonnot suggérait d’enterrer l’ultime poilu à l’Armistice.
Le minimum aurait peut-être été de demander leur avis aux intéressés.
A défaut, ils se sont chargés de le faire connaître et il est sans appel : « Foutez-nous la paix ! »
« Certains de mes camarades n’ont même pas eu le droit à une croix de bois », commente Louis de Cazenave.
« C’est un affront fait à tous les autres, morts sans avoir eu les honneurs qu’ils méritaient », déclare pour sa part, Lazare Ponticelli.
Je me souviens de ce qu’écrivait Anatole France : « On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels », ce que Paul Valéry disait à sa manière : « Les guerres, ce sont des gens qui ne se connaissent pas et s’entre-tuent parce que d’autres gens qui se connaissent très bien ne parviennent pas à se mettre d’accord ».