Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Le Tour de France occupe depuis toujours une place unique dans l’imaginaire populaire. Il jette au bord des routes des millions de familles venus applaudir les champions. Chaque jour, devant le petit écran, des populations entières suivent l’étape. Ces coureurs sont le symbole même du dépassement de soi, des défis dont l’humanité est capable. Ils incarnent l’exploit dont chacun rêve pour lui-même.
Le rêve s’est brisé car nombre de ces géants de la route sont des tricheurs. Ils nous ont volés. Ils nous ont trompés. Et il n’y a rien de plus injuste que de briser des rêves car c’est, quelque part, de l’espoir qu’on tue.
Mais pourquoi ? Le cyclisme n’est pas la seule discipline empoisonnée par le dopage. Pourtant, un élément m’a toujours troublé. Dans tous les autres sports, on représente un club ou son pays dans les compétitions. A vélo, on est une marque : Cofidis, Bouygues, FDS, Crédit Agricole…
Il va de soi que ces sponsors, pour lesquels les champions roulent, n’actionnent le tiroir caisse que s’ils sont assurés d’un retour sur investissement. Les coureurs et les équipes ont obligation de résultats. Dès lors, le ver est dans le fruit. Il faut sans cesse repousser les limites.
Et comme le disait le sapeur Camember : « quand on a franchi les bornes, il n’y a plus de limites ». Le ressort de l’exploit, ce n’est plus le merveilleux effort humain qui donne le sentiment de pouvoir toucher le ciel, c’est l’argent, puis la triche. On recourt donc au dopage au péril même de sa santé. Nous ne sommes plus parmi les dieux du stade, nous sommes dans l’enfer de la drogue, qui tue mais qui rapporte tant à ceux pour lesquels on la vend ou la consomme.
L’éradication de cette saloperie qui salit tout, y compris les plus belles des activités humaines, passera certes par la prévention, par la répression aussi, mais surtout par la mise hors jeu de l’argent.
Et si, pour commencer, nous faisions payer très cher aux sponsors le recours au dopage, dont usent les coureurs et les équipes qu’ils financent. Nous toucherions au cœur, c’est-à-dire là où est le portefeuille. Le Tour commencerait peut-être à n’être plus sous injections.