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Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois

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SARKOZY : « ET MAINTENANT, ASSEZ RIGOLE ! »

La rupture de Sarkozy, jusqu’à présent, on en parlait. A partir de la semaine prochaine, nous allons savoir de quoi il s’agit vraiment. L’Assemblée nationale va examiner les premières mesures avec le « paquet fiscal » et son cortège de cadeaux aux plus riches et au patronat. Suivra l’autonomie de nos universités, soit un enseignement supérieur à plusieurs vitesses, « selon que vous serez puissants ou misérables ». L’été sera donc chaud puisque débutera le chantier de démolition du modèle social français pour y substituer une société libérale d’inégalités (pardon pour le pléonasme).

La rentrée risque également d’être torride avec le projet de loi de finances. Eric Woerth, le ministre isarien du budget, a annoncé la couleur : 30 000 à 40 000 postes supprimés en 2008 dans la fonction publique, dont 10 000 dans l’Education nationale.

Déjà en 2006, 9 500 emplois publics avaient disparu. En 2007, le budget prévoyait 15 000 suppressions de postes, dont 5 038 équivalents temps plein dans l’Education nationale.

 

Cette saignée dans nos établissements scolaires a provoqué les réactions indignées des enseignants.

Le gouvernement nous a abreuvés de ces promesses en faveur du soutien scolaire pour les élèves en difficultés. Un geste avait été fait à propos du fameux décret de Robien et Sarkozy lui même avait juré que l’on ne toucherait pas à l’Education nationale.

Les élections passées, après les agapes présidentielles au Fouquet’s et la croisière sur le yacht de l’ami milliardaire Bolloré, voici le bras d’honneur aux enseignants, aux parents et aux élèves : 10 000 postes en moins. Il est aisé d’en deviner les conséquences sur le soutien scolaire, sur l’assurance des enseignements, sur les moyens accordés aux établissements en zone difficile… Ajoutez à cela la réforme de la carte scolaire et vous aurez une image assez précise de l’école de Sarkozy, une machine à reproduire et amplifier une société d’inégalités sociales.

L’Etat de grâce, déjà écorné entre les deux tours des législatives, a peut-être déjà vécu.

 

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