Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Le refrain sarkozyste : « Travailler plus pour gagner plus » devrait trouver son aboutissement rapide dans un projet de loi voté durant l’été.
Les heures supplémentaires seraient donc rémunérées à 25%, exonérées de cotisations sociales pour les patrons et défiscalisées pour les salariés.
La mesure laisse à penser que ces derniers seront libres de travailler plus ou non. En réalité, il n’en est rien. Aujourd’hui 37% des salariés effectuent des heures supplémentaires pour une durée moyenne annuelle de 55 heures alors que le volume légale autorisé s’élève à 220 heures. Pourquoi ? Parce que ce sont les employeurs qui décident, jamais les salariés, et cela s’élabore en fonction du carnet de commandes.
Ce serait bon pour le pouvoir d’achat. Pas sûr non plus, car les employeurs auront tout intérêt à ne pas augmenter les salaires et même à les minorer pour accroître la part des heures supplémentaires, sur lesquelles ils ne paieront pas de cotisations sociales.
Quant à l’emploi, l’effet risque d’être catastrophique. Quel patron embauchera alors qu’il sera avantageux de faire « marner » les salariés déjà à disposition à moindre coût ? Aujourd’hui, les heures supplémentaires représentent déjà l’équivalent de 680 000 emplois, et sans doute plus, car toutes les heures supplémentaires ne sont pas déclarées. On imagine demain l’ampleur de la de la perte d’emplois.
Autre effet pervers : les 2 milliards d’€ de cotisations en moins dans les caisses de la sécu, qui s’ajouteront aux 25 milliards d’€ d’exonérations déjà existantes, alors que le déficit s’élève à 11 milliards d’€.
Cette autre arnaque électorale risque donc de coûter cher.