Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Les dix jours, qui nous séparent du 2ème tour de l’élection présidentielle, doivent être mis à profit pour éclairer les français sur le programme de Nicolas Sarkozy.
Nous sommes, en effet, face à un paradoxe : comment des électeurs, qui avaient voté non au projet de Constitution européenne parce qu’ils avaient compris qu’il menaçait le modèle social français, toutes nos avancées et conquêtes, ont-ils pu se laisser aller à voter Sarkozy ? Comment ceux qui avaient fait basculer à gauche presque toutes les régions de France pour sanctionner le gouvernement de droite ont-ils pu choisir le n°2 de ce même gouvernement ?
Sarkozy incarne tout ce qu’ils ne veulent pas. Et si, par malheur, il était élu, le réveil serait douloureux dès la mise en œuvre des premières mesures.
Toute la campagne du candidat de l’UMP aura, en fait, été une opération de travestissement de la cure de libéralisme à laquelle il souhaite soumettre
Mais derrière la façade et les paillettes se dissimule quelqu’un, dont l’objectif est de garantir la revanche du capital sur le travail. Il pense, avec le MEDEF, que l’heure a sonné d’en finir avec les concessions, auxquelles il a fallu consentir face à un mouvement populaire fort et à un rapport des forces politiques favorables au progrès social, comme ce fut le cas lors du Front Populaire, à
Ainsi Sarkozy a-t-il en ligne de mire le droit de grève, le temps de travail, la sécurité sociale avec l’instauration d’une franchise comme pour les assurances automobiles, notre régime de retraite par répartition, les services publics… Aucune activité humaine ne doit échapper à la loi du marché, telle est sa feuille de route. Bref, tout ce que les français ont en horreur. L’une de ses premières tâches sera d’ailleurs d’imposer
Ceux qui ont été les plus directement confrontés aux méthodes Sarko ne se sont pas trompés. Les populations des quartiers, les jeunes, ceux qui massivement s’étaient inscrits sur les listes électorales ont voté tout aussi massivement pour Ségolène Royal.
Eux savent ce qu’ont valu les promesses d’emplois et de formations de Sarkozy. Il n’en n’ont pas vu la couleur. Et ils savent aussi ce qu’est la justice version Sarko. Les jeunes anti-CPE en ont fait la douloureuse expérience.
Nous avons dix jours pour faire la lumière sur la réalité des projets de Sarkozy.