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Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois

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GONNOT FAIT SON CINEMA…

Il n’est pas aisé d’effacer quatre années de mandat parlementaire durant lesquelles on a déserté sa circonscription. Alors, pour sauver les apparences, Gonnot est maintenant partout. Il s’agite, fait de grands signes avec les bras, monte des coups d’éclat…

Le dernier en date concerne le projet de décharge à Beuvraignes, qui fait l’unanimité des élus et des populations contre lui.

Le Préfet de Région a pris un arrêté, le 28 février dernier, complétant celui de 2004 et autorisant la décharge. Gonnot y a découvert que la décharge du Bois des Loges pourrait accueillir « des déchets d’amiante lié ».

Il juge donc, grandiloquent que « lui parlementaire, jamais ils ne parviendront à enfouir à Beuvraignes, un seul mètre cube d’amiante ». Comme on aurait aimé le voir aussi déterminé quand Jacob Delafon, Yoplait et Candia ont été fermées et qu’Affimet a été vendue.

Et de pronostiquer la propagation des cancers si ce projet se réalisait. Notons, par souci de rigueur scientifique, que l’amiante est dangereux à l’état volatil, pas lorsqu’il est lié. D’ailleurs, il ne pourrait être déposé en décharge de classe II, dont la législation prévoit qu’elle ne peut accueillir que des déchets non dangereux et non polluants. Mais qu’importe à Gonnot la rigueur scientifique !

Au fait, qu’est-ce qu’un Préfet de Région ? Le représentant du Gouvernement, en l’occurrence en Picardie. Quelle est son autorité de tutelle ? Le ministre de l’intérieur. Et qui était ce dernier encore récemment ? Un certain Nicolas Sarkozy.

Le député Gonnot se moque donc du monde puisqu’il a soutenu ce gouvernement qui, par la voix du Préfet, autorise la décharge du Bois des loges, et qu’il appelle à voter Sarkozy aux présidentielles.

Mais ce n’est pas tout. Entre 1997 et 2002, le gouvernement Jospin sur proposition des députés communistes dont j’étais, a fait avancer la législation afin que les salariés victimes de l’amiante puissent poursuivre leurs employeurs qui les avaient exposés et être indemnisés. La droite avait votée contre.

L’indignation de Gonnot est donc suspecte et ne trompera personne.

Ce dont ont besoin les élus et la population de Beuvraignes, ce n’est pas de l’agitation électorale mais d’un rassemblement et d’un combat sérieux pour faire échec au projet qui les menace.

 

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