Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
La dernière trouvaille de Sarko nous éclaire un peu plus encore sur la « nature » du personnage. Soit il croit vraiment ce qu’il dit et c’est très inquiétant, soit il s’agit de pures calculs électoraux, ce qui prouverait que l’individu est prêt à tout, ce ne serait pas plus rassurant.
Dans une interview à Philosophie magazine d’avril, il déclare : « J’inclinerai à penser qu’on naît pédophile » ou encore « il y a 1200 à 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année (…) parce que génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable… »
Et dans une interview à Libération, ce vendredi, il en rajoute une couche, en mettant tout dans le même sac sur le compte de la génétique : l’homosexualité, l’anorexie, l’autisme, le suicide…
Ce n’est pas la première fois. Ministre de l’intérieur, il avait déjà provoqué un tollé en proposant le dépistage chez les enfants de moins de 3 ans de signes avant-coureurs de délinquance, laquelle serait donc inscrite dans les gênes.
Nous sommes là dans la résurgence des idéologies les plus réactionnaires qui soient, à l’origine de pires dérives.
Déjà le lien établi entre délinquance et maladie mentale nous replonge avant 1790 où par des lettres de cachet, on pouvait enfermer indistinctement et dans un même lieu les bandits et les fous.
Mais cela va plus loin encore. Ce déterminisme génétique conduit à l’eugénisme, c’est-à-dire à travailler à une « race pure » écartant les « dégénérés », parmi lesquels figurent donc les homosexuels, les handicapés congénitaux, les suicidaires, etc…
Vous imaginez une future mère de famille enceinte interrogeant son médecin : « pouvez-vous me dire si mon fils sera homosexuel, ma fille anorexique ou suicidaire ? ». C’est n’importe quoi et surtout monstrueux.
Et vous voudriez confier le sort de