Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
La Commission de Bruxelles s’est adressée, par courrier, aux directions de GDF et de SUEZ. Il s’agit d’un document de quelques 200 pages. Le gouvernement a refusé de communiquer aux députés ce texte dans son intégralité, ce qui est un comble, alors que la représentation nationale doit délibérer sur le projet de privatisation de GDF. L’insistance des députés de l’opposition a toutefois permis que chaque parlementaire puisse prendre connaissance individuellement d’une version expurgée du document.
En substance, Bruxelles se déclare satisfait de la privatisation mais en demande encore davantage. La concurrence privée pour s’installer sur le marché français devra utiliser les infrastructures de GDF pour le transport, le stockage, la distribution. La Commission exige donc que GDF cède également des actifs de ces structures à la concurrence. C’est le dépeçage de GDF.
Elle demande également qu’il soit mis fin aux contrats à long terme avec nos fournisseurs russes et algériens, ce qui nous permet aujourd’hui d’obtenir des prix bas et une sécurité de nos approvisionnements. Il faudra donc y renoncer au nom de la concurrence. Elle invite enfin la France à abandonner les prix réglementés toujours au nom de la concurrence. Conséquence de ces deux exigences : une augmentation vertigineuse des tarifs.
Sachons que tous les pays qui se sont engagés dans la voie d’une énergie privatisée déchantent. En 5 ans, les prix de l’électricité livrée au privé ont augmenté de 91.5% au Danemark, 80.7% au Royaume-Uni, de 77.4% en Suède, de 66.5% en Finlande. Et en France, le marché déjà dérégulé pour les grandes entreprises a connu une hausse de 75.6%.