Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
L’actualité de la semaine aura débuté avec l’incroyable jugement rendu par le tribunal de Sarreguemines déboutant les salariés de Continental sur tous les points, contre toute attente.
Le Procureur avait, en effet, durant l’audience, prononcé un réquisitoire sans appel établissant le délit d’entrave et l’irrespect des procédures par le groupe allemand. Cela devait conduire à l’annulation du processus de fermeture du site de Clairoix et des licenciements.
Il s’était dit, ici ou là, que des instructions avaient été données, en haut lieu, en ce sens.
A l’arrivée, le tribunal a donné raison à Continental et, par là même, validé la liquidation, enclenché le compte à rebours.
Ce verdict inique n’a suscité aucune réaction gouvernementale. Dans cette affaire, c’est pourtant le Procureur qui a été désavoué, lequel est, rappelons-le, le magistrat du ministère public chargé de l’action publique sous l’autorité directe du ministre de la justice.
Il y a fort à parier que la partie s’est jouée hors du prétoire et que la puissante multinationale qui possède un site à Sarreguemines a su utiliser son influence pour obtenir ce qu’elle voulait, avec de surcroît, la duplicité du gouvernement dont l’évidence saute aux yeux. Mais faut-il s’étonner que dans cette société et cette Europe libérales, le capital soit aux commandes ?
« Il faut vous dire, Monsieur, que chez ces gens-là,
On ne vit pas, Monsieur, on ne vit pas,
On triche. »
(Ces gens-là, Jacques Brel- 1966)