Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Avec l’arrivée de Sarkozy en 2002, au Ministère de l’Intérieur, on allait voir ce que l’on allait voir. Les délinquants n’avaient qu’à bien se tenir. Quatre ans après, le ministre vient de dresser son bilan dans une conférence de presse tenue le 8 juin dernier. Il nous annonce une délinquance en baisse de 8,8%. Il faut entendre par là une baisse des délits de voie publique et des atteintes aux biens. Il reste qu’il en est des actes de délinquance comme du calcul du nombre des chômeurs. Il suffit de ne pas tous les enregistrer pour que la tendance soit à la baisse. Je suis bien placé pour en parler, si je considère les nombreux témoignages qui me parviennent de personnes qui n’ont pu faire enregistrer leur plainte à la gendarmerie ou au commissariat.
Pourtant, malgré ce tour de passe-passe, Sarkozy a dû reconnaître que ces résultats étaient mitigés, car il apparaît que les violences aux personnes (soit 1 acte de délinquance sur 8) sont en hausse de 12% en 4 ans. Cela relativise d’autant les déclarations du député godillot Gonnot, qui se flattait d’un recul de la délinquance de 30%, entre 2002 et 2005, dans le Nord-Compiégnois. Les Français ne sont pas dupes.
Dans un sondage BVA publié, le 8 juin dernier, dans le Figaro, 9% seulement des personnes interrogées considèrent que la délinquance baisse, tandis que 45% jugent qu’elle augmente. Depuis 10 ans (entre 1996 et 2005), les atteintes aux personnes ont augmenté de 80%.
Nous sommes face à un phénomène qui concerne les mineurs comme les majeurs et qui montre à quel point notre société est malade, combien les rapports sociaux se détériorent à mesure qu’un nombre toujours plus grand de nos concitoyens se trouvent exclus de la formation, de l’emploi, d’un revenu décent. A l’évidence, ce ne sont pas avec des méthodes de cow-boys et des opérations coups de poing médiatisées que nous en sortirons, mais en s’attaquant aux vrais problèmes et en agissant pour que chacun trouve sa place dans la société.