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Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois

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IL VAUT MIEUX ETRE BANQUIER QUE SALARIE OU GUADELOUPEEN

La commission des finances de l’Assemblée nationale recevait, le 3 février dernier, les Présidents et Directeurs généraux des sept plus grandes banques françaises.

Il s’agissait de les interroger sur la mise en place des dispositifs de soutien de l’Etat au secteur bancaire et à leurs effets sur le financement de l’économie française.

Rappelons qu’elles ont déjà perçu 10,5 milliards € et qu’une deuxième tranche du même montant est prévu d’ici à l’été. Dans le même temps, elles ont accès à de nouvelles ressources financières en dehors des marchés grâce à des prêts consentis par la société de financement de l’économie française (SFEF) pour une somme de 23 milliards €. Le tout s’inscrit dans une enveloppe de 360 milliards prévue par l’Etat.

Les députés ont pu entendre que les établissements bancaires se portaient plutôt bien.

Le directeur général du Crédit Agricole a déclaré, par ailleurs, à propos de l’apport de l’Etat que « cette intervention a permis le déblocage des marchés financiers et constitué un appui ; en aucun cas, a-t-il ajouté, elle n’a été une source déterminante de financement pour ces établissements bancaires ».

Et le rapporteur général de l’UMP de la commission de confirmer : « les 10,5 milliards € apportés ont permis aux banques d’augmenter de (seulement) 0,5% leur ratio de fond propres (en clair, ce qu’elles doivent avoir en caisse par rapport à ce qu’elles prêtent). »

Néanmoins, la plupart d’entre elles ont annoncé qu’elles étaient demandeuses de la deuxième enveloppe de la même somme de la part de l’Etat.

On en conclura donc qu’elles n’ont guère besoin de cet argent mais qu’elles le prennent quand même.

Le Président socialiste  de la commission des finances a résumé à merveille ce paradoxe :

« Les banques françaises sont saines, mais il faut renforcer leurs fonds propres. Elles ont besoin de fonds propres, mais elles distribuent des dividendes. Elles sont solides, mais elles se méfient les unes des autres au point de paralyser le crédit interbancaire. L’Etat s’endette pour leur venir en aide, mais il y gagne. Les encours en crédits augmentent, mais il faut un médiateur pour les entreprises. »

Quant à la question sur l’activité de nos banques dans les paradis fiscaux, elle a bien été posée mais n’a pas reçu de réponse. En tout cas, l’Etat n’exigeait pas la cessation de ces engagements douteux en contrepartie de ses aides.

Il vaut donc mieux être banquier que salarié ou guadeloupéen.

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