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Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois

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UN MALHEUR N’ARRIVE JAMAIS SEUL

Les chiffres publiés par l’INSEE sont sans appel : la France est entrée en récession avec deux trimestres consécutifs de croissance négative et un redémarrage du chômage, dont nous savons, par ailleurs, les chiffres officiels « bidonnés » et donc très sous-estimés.

« Ce n’est pas nous, c’est la crise financière internationale » nous dira le gouvernement.

C’est en partie vrai mais pas seulement !

Ne nous a-t-on pas dit qu’en multipliant les cadeaux aux entreprises (plus de 30 milliards par an), en allégeant les impôts des riches (15 millions de paquet fiscal), en sabrant les 35 heures, en livrant l’économie à l’anarchie du marché, la croissance et l’emploi seraient au rendez-vous.

Evidemment, c’est raté !

Et la raison en est simple. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

De même que le système financier international, livré à lui-même, produit ce que nous vivons, semblablement, toutes les activités économiques abandonnées à la même irresponsabilité débouchent sur des catastrophes équivalentes et, en l’occurrence, complémentaires.

Si nous ne changeons pas la donne par une réappropriation publique de la sphère économique, industrielle et financière, le cancer gagnera du terrain.

Le scénario est écrit d’avance : les Etats injectent des milliards mais c’est à fonds perdus si on ne change pas les règles du jeu.

Pour offrir du crédit aux entreprises et aux particuliers, les banques se prêtent de l’argent entre elles, parce qu’elles se font confiance.

Aujourd’hui chacune soupçonne l’autre de disposer de créances pourries. La confiance est morte et les liquidités font défaut.

Les conséquences sont rapides sur l’investissement des entrepreneurs qui, d’ailleurs, hésitent à s’engager vu la conjoncture, sur la consommation des ménages, dont les conditions d’accès au crédit vont se durcir et qui, pourtant, étaient, ces dernières années, ceux qui tiraient la croissance.

A l’arrivée, moins de consommation, moins d’investissement, moins de production, moins de croissance, moins d’emplois, tels sont les ressorts de la récession, spirale dans laquelle nous venons d’entrer.
A moins de se dire que le capitalisme débridé, la société livrée au marché nous envoient dans le mur et qu’il est temps de changer de logique.

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