Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
La réforme de 2003 sur les retraites prévoyait la possibilité d’un départ anticipé pour celles et ceux qui avaient commencé à travailler entre 14 et 16 ans.
Ils pouvaient envisager de cesser leur activité à partir de 56 ans dès lors qu’ils avaient cotisé 168 trimestres, soit 42 ans.
Il était, par ailleurs, prévu une augmentation progressive d’un trimestre par an pour arriver à 172 trimestres en 2012, ce qui signifiait que nous passerions à 169 au 1er janvier 2009, à 170 au 1er janvier 2010, à 171 au 1er janvier 2011 pour parvenir à 172 au 1er janvier 2012.
En plein été, une lettre ministérielle en date du 7 juillet, puis une circulaire datée du 25 juillet modifiaient la durée d’assurance pour bénéficier d’une retraite à taux plein.
Cette durée dépendra désormais de l’année de naissance, ce qui retarde le départ.
Par exemple, un salarié né en octobre 1952 ayant commencé à travailler dès janvier 1967 aura bien cotisé 168 trimestres à la fin de cette année 2008, mais au lieu de pouvoir partir au 1er janvier 2009 comme il l’espérait, ou au pire avec un trimestre supplémentaire (169) soit au 1er avril 2009, il ne pourra partir qu’au 1er janvier 2010.
La réforme de 2003 constituait déjà un recul social. Le gouvernement se sent aujourd’hui autorisé à aller plus loin encore en contradiction avec la loi votée.
Ce mauvais coup est passé inaperçu. Préfigure-t-il une nouvelle mise en cause de notre système de retraite ?