Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
En 1998, j’avais obtenu du gouvernement une importante diminution du seuil d’application des surloyers dans le parc HLM. L’objectif était d’assurer la mixité sociale et de briser la ghettoïsation de nos cités. Cette démarche devait être reprise dans la loi « solidarité et renouvellement urbains » (SRU).
Ces avancées sont aujourd’hui mises en cause par Christine Boutin, ministre du logement et de la ville. Quand sainte Christine entend « mixité sociale », elle doit croire qu’on est échangiste.
A partir du 1er janvier 2009, les ménages dont les revenus dépassent 20% des plafonds de ressources paieront un surloyer. 140 000 foyers seront concernés, soit 5 à 7% de l’ensemble des locataires HLM rackettés chaque année ainsi de 300 millions €.
Le retour de ces surloyers va pénaliser les classes moyennes, qui vivent encore dans les HLM, sans pour autant leur permettre de pouvoir accéder à un appartement dans le privé au-dessus de leurs moyens.
Après la flambée de l’énergie, des denrées alimentaires et des charges locatives, le « surloyer Boutin » va représenter une nouvelle ponction sur le pouvoir d’achat.
Bonjour le « travailler plus pour gagner plus » qui pourra avoir pour effet d’entraîner l’application d’un surloyer qui annulera l’éventuel complément de salaire dû aux heures supplémentaires.
A cela s’ajoute la décision de baisser de 10% les plafonds de ressources pour accéder à un logement social. Ainsi, des locataires qui jusqu’à maintenant se trouvaient sous le seuil du plafond de ressources vont se retrouver au-dessus. Et ceux qui étaient légèrement au-dessus risquent mécaniquement de passer dans la zone du dépassement de 20% et de payer le « surloyer Boutin ».
Au final, ces mesures auront pour conséquence de concentrer les plus pauvres dans les cités ghettos tandis que le pouvoir d’achat de ceux qui ont un peu plus que ceux qui n’ont rien subira une nouvelle saignée et les mettra dans les plus grandes difficultés pour pouvoir se loger.
Prochaine étape pour Christine Boutin : la mise en cause du seuil de 20% de logements sociaux imposé par la loi SRU aux communes de plus de 3 500 habitants. Ainsi donc les riches continueront de se pavaner dans leurs ghettos Auteuil-Neuilly-Passy et les pauvres dans les leurs.
« Chacun chez soi et Dieu pour tous » d’après l’Evangile selon Boutin.