Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Renault vient d’annoncer la suppression de 5 000 à 6 000 emplois en Europe, dont un millier sur le site de Sandouville.
L’argument utilisé pourrait l’être par toutes les entreprises en quête d’accroissement de leurs marges. Ainsi sont évoqués les prix du pétrole, ceux des matières premières nécessaires à la production, la crise financière et la régression des marchés.
Renault argue, en outre, que l’objectif de 3,3 millions de véhicules vendus en 2008 ne sera pas atteint.
Pourtant les résultats du premier semestre 2008 s’élèvent à 1,467 milliards € contre 1,073 au premier semestre 2007. Le chiffre d’affaires progresse de 2,3% à 20,942 milliards €. Enfin la marge opérationnelle, autrement dit l’indice de profit, augmente de 19,8% à 865 millions €, soit 4,1% du chiffre d’affaires contre 3,5% en 2007.
Les syndicats notent que ces résultats pourraient être meilleurs encore si la stratégie industrielle était plus conquérante, la gamme plus diversifiée.
Au fait, et si on restructurait les dividendes versés aux actionnaires ? Avec mes excuses pour tant d’impertinence !
Peugeot pourrait annoncer le même scénario, avec ses 733 millions € de bénéfices nets au premier semestre 2008, en hausse de 49%.
Mêmes causes, mêmes effets… même remède !