Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Sarkozy va porter, en ce 14 juillet, sur les fonts baptismaux l’Union Pour la Méditerranée.
A ses côtés, sur la tribune des Champs Elysées, se trouveront une quarantaine de chefs d’Etat dont seize du Nord de l’Afrique, pour célébrer l’évènement.
Mais est-ce encore autre chose qu’un gadget, un coup de pub pour se faire mousser ?
Qu’en penser après le G8 et la cynique mise en scène de sept dirigeants africains présents pour la photo et repartis les mains vides et le ventre creux (en tout cas, leurs peuples) ?
A Barcelone, en 1995 déjà, de grandes ambitions avaient été affichées dans les même sens, jamais suivies d’effet.
Que peut-être cette UPM après le discours du candidat Sarkozy à Toulon, le 7 février 2007, dans lequel il déclarait : « la colonisation ne fut pas tant un rêve de conquête qu’un rêve de civilisation ». Mais alors, pourquoi l’Afrique en est-elle là ? Que sera, dès lors, cette union, si ce n’est l’arrière-cour de l’Union européenne, une pourvoyeuse de main d’œuvre en cas de besoins et de condamnés au retour en cas de trop plein, conformément à la directive européenne dont il vient récemment d’être question.
Sarko et les promoteurs de l’Europe libérale peuvent-ils comprendre que ce ne sont pas les pauvres qui menacent l’Europe ; ce sont les humiliés, les exclus du droit et du développement.
Alors, faut-il un organisme de plus pour en accroître le nombre ?