Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Mercredi 2 juillet- 13H10 (20H10 à Paris) : Ingrid Betancourt et 14 autres otages embarquent à bord d’un hélicoptère qu’ils croient appartenir aux FARC. Immédiatement après le décollage, le commandant de l’opération s’écrie : « Nous sommes de l’armée ; vous êtes libres ».
Au terme de six ans et demi de détention, Ingrid vient de sortir de l’enfer.
L’AFP annonce la nouvelle à 21H16 (heure de Paris) dans une laconique dépêche : « L’otage franco-colombienne Ingrid Betancourt a été libérée (armée) ».
A présent, Ingrid a retrouvé les siens, son époux, sa mère Yolanda, ses enfants, Mélanie et Lorenzo.
A travers la France, l’évènement a été fêté dans la liesse.
A Ingrid et à sa famille retrouvée, je dédie ce poème de Pablo Neruda :
« Tu es enfin mienne. Repose-toi, ton rêve dans mon rêve.
Amour, douleur, travaux, doivent dormir maintenant
La nuit tourne sur ses roses invisibles
et près de moi tu es pure comme l’ambre endormi
Aucune autre, mon amour, ne dormira avec mes rêves.
Tu iras, nous irons ensemble sur les eaux du temps.
Aucune ne voyagera dans l’ombre avec moi,
rien que toi, toujours vivante, toujours soleil, toujours lune.
Déjà, tes mains ont ouvert les poings délicats
et ont laissé tombé de frêles signes sans but,
tes yeux se sont fermés comme deux ailes grises
pendant que je suis l’eau qui te porte et me porte
la nuit, le monde, le vent dévident leur destin,
et je ne suis plus sans toi mais seulement ton rêve. »