Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Notre comique troupier, noyonnais de fraîche date, s’est donc rendu à l’Elysée. Il y a rencontré Claude Guéant, le bras droit de Sarko Ier, pour « plaider »le maintien du RMT à Noyon.
Ainsi Gonnot a-t-il eu droit à la une de Oise Hebdo en photo avec Hervé Morin, le ministre de la défense, vu, voici quelques semaines, sans succès.
Ils sont nombreux, en ce moment, les élus de l’UMP à défiler chez Sarko et chez Morin. Mais voilà, ils n’ont pas tous les mêmes galons.
Ainsi Luc Châtel, secrétaire d’Etat, a-t-il fait le siège du ministère pour conserver ses bidasses à Chaumont en Haute-Marne avec la bénédiction du château.
Alain Marleix, autre secrétaire d’Etat, aurait sauvé ses régiments en Auvergne et les aurait même renforcés.
Jacques Lamblin, maire UMP de Lunéville (Meurthe-et-Moselle) pourrait sauver son régiment de transmissions et Nadine Morano, encore une secrétaire d’Etat, le sien à Toul dans le même département.
Et Gonnot, dans ce panier de crabes ? Il ne pèse malheureusement pas lourd. Il a même perdu quelques pinces depuis sa défaite à Noyon.
Il a beau faire des moulinets avec ses bras et préconiser un deuxième régiment dans la cité de Calvin, payé par les collectivités territoriales (il n’est pas regardant avec l’argent des contribuables !), personne n’y croit.
Pas facile de sauver la face quand on l’a perdue déjà si souvent !
Avant les municipales, grâce à lui, le RMT vivrait en terre noyonnaise ; après les élections, tout était de la faute de la gauche victorieuse. Et maintenant, le voilà déguisé en Don Quichotte lancé à l’assaut des moulins à vent.
Le célèbre comique troupier, Ouvrard, chantait : « J’ai la rate qui s’dilate. J’ai le foie qui est pas droit… »
Gonnot pourrait en reprendre le refrain à peine retouché :
« Ah ! Mon dieu ! Qu’c’est embêtant
d’être à côté d’la plaque
Ah ! Mon dieu ! Qu’c’est embêtant
d’soutenir ce gouvernement ».