Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Sarko Ier et la reine Carla, plus Enrico Macias et quelques « people », étaient en Israël, en début de semaine, accueillis en grandes pompes par Shimon Peres et Ehud Olmert.
Malgré les tentatives d’équilibrer le propos, le message de Sarko étaient clair : la France, alignée désormais sur les Etats-Unis, se pose en soutien d’Israël. Les Palestiniens, toujours sans Etat et emmurés dans leurs territoires, auront compris.
Il existe d’ailleurs des symboles qui ne trompent pas. Sur les 45 heures de visite, seules 4 heures auront été consacrées aux Palestiniens. Et Sarko a pris soin de ne pas se rendre à Ramallah, capital politique de l’autorité palestinienne. Il a choisi Bethléem, la grande ville chrétienne. L’avantage était double, car cela lui évitait de déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de Yasser Arafat enterré à Ramallah.
Les médias français ont beaucoup parlé de ce déplacement présidentiel. Il en est allé tout autrement dans la presse israélienne et dans les journaux palestiniens.
Il faut dire qu’au-même moment, le propre parti du premier ministre israélien s’apprêtait à voter le processus de dissolution du Parlement pour cause de corruption imputée à Ehud Olmert.
En outre, l’alignement américain de la France fait de notre pays un interlocuteur de seconde zone et non plus le porte-parole d’un message original et pacifiste.
Cela ne mérite donc plus que quelques lignes dans les quotidiens.
Ajoutons que côté rayonnement culturel, Sarko aura, une fois de plus brillé, par ses « lacunes ».
Il déclara à la Knesset : « Où en serait le monde sans Spinoza, sans Freud, sans Einstein ? »
Le premier, philosophe du XVIIème siècle, né dans une famille juive d’origine portugaise à Amsterdam, fut exclu de la communauté car soupçonné d’athéisme. Il fut même victime d’une tentative d’assassinat.
Le second, qui vécut dans le ghetto juif de Vienne, ne mit jamais un pied dans une synagogue.
Les exemples n’étaient donc pas des plus heureux en terre promise.
Mais pourquoi n’a-t-il pas cité Marx ?