Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois

Publicité

BALLADE IRLANDAISE

« Qu’est-ce que ça peut faire ?

Qu’est ce-que ça peut faire ? »

Tel est le refrain de cette chanson d’Eddy Marnay interprétée par Bourvil ou Suzy Delair, en 1958, « Ballade irlandaise ».

Les chefs d’Etats de l’Union Européenne réunis à Bruxelles, ce jeudi, l’ont entonné en cœur, après le non irlandais au traité de Lisbonne.

« Un oranger sur le sol irlandais

On ne le verra jamais.

Un jour de neige embaumé de lilas

Jamais on ne le verra. »

Et un traité, comme ça

Jamais il ne passera.

Pardon pour cette médiocre paraphrase.

Sarko, roi de l’Europe dans deux semaines, avait donné le ton : le non irlandais, un « incident ». Et donc tous phosphorent pour déterminer comment s’asseoir dessus : faire revoter les irlandais ? Leur concocter quelques aménagements ? Poursuivre les ratifications en espérant isoler les récalcitrants ?

Parce que, voyez-vous, ces dirigeants éclairés ont acquis une conviction : par nature, les peuples sont « cons ». Il leur faut donc des élites lumineuses pour les guider, voire leur forcer un peu la main, si nécessaire.

De manière générale, le mieux est de ne pas les consulter. Sinon, patatras ! Voyez les français, les hollandais en 2005. Et maintenant, les irlandais.

Sarko a été élu avec 53%. Et chaque fois qu’une de ses réformes coince, il rappelle qu’il a une grande légitimité incontestable pour agir.

53% ? C’est exactement le score du non irlandais. Mais là, il s’agit d’un « incident ».

Comme nous voudrions que Sarko soit un incident. Hélas, c’est une catastrophe. Tout comme le non pour les adeptes de l’Europe libérale et du temps de travail à 65H.

Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères, (pourtant, partisan du oui) écrivait, ce vendredi, dans le Monde :

« Le droit international est formel : un traité européen, qui est un traité international, ne peut-être ratifié qu’à l’unanimité des Etats membres… Toutes les lamentations ne changeront rien à cette réalité… Tout le monde sait que s’il y avait eu des référendums partout, le non l’aurait emporté dans plusieurs pays. Le désaccord entre les élites et la population est désormais flagrant… »

Très juste ! Il est plus simple de changer les élites que les populations. Alors qu’attendons-nous ?

« Tu dors auprès de moi

Près de la rivière

Où notre chaumière
           Bat comme un cœur plein de joie »

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article