Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Les parlementaires ont pris connaissance, cette semaine, du livre blanc sur la défense et la sécurité nationale et auditionné le Ministre et le Président de la commission du livre blanc.
Le sort du RMT de Noyon est malheureusement scellé. Comme je l’expliquais, ici, la semaine dernière, l’armée de terre est victime de la restriction drastique des dépenses publiques, mais également de la décision de Sarkozy de fondre la France dans l’OTAN et de nous placer sous le protectorat américain. Dans ce cadre, nos forces seront dimensionnées comme des moyens d’appoint.
Le député Gonnot, un peu gêné dans cette affaire car il ne peut condamner ce qu’il a approuvé, a trouvé une solution : il aurait, en effet, suffi, selon lui, que le Conseil régional de Picardie, le Conseil général de l’Oise, le Pays noyonnais et la ville de Noyon mettent de l’argent sur la table pour sauver le régiment, voire pour accueillir une nouvelle base.
Nous croyons rêver ! Désormais, il appartiendrait donc aux collectivités territoriales de financer l’implantation de l’armée.
Je suggère, quitte à pousser la logique à son terme, que Noyon lève sa propre armée et que le RMT soit rebaptisé « régiment de marche noyonnais ».
Nous savions notre député rentier maître de la désinvolture et du cynisme. Une nouvelle corde vient de s’ajouter à son arc : le comique troupier.
* « Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer » (Beaumarchais- Le Barbier de Séville)