Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
A l’UMP, l’appétit est plutôt glouton au point de friser la crise de foi(e).
Les parlementaires sont un peu las d’avaler les couleuvres élyséennes et le Président trouve indigeste de manger ses chapeaux.
La semaine dernière, lors du débat à l’Assemblée nationale sur les OGM, le député communiste, André Chassaigne, parvenait à faire voter un amendement, qui interdisait la culture des OGM à proximité des zones naturelles protégées, des appellations contrôlées et ainsi préservait les écosystèmes locaux.
Une grosse colère présidentielle s’en suivit à l’encontre des députés UMP, qui ont au train leurs agriculteurs, le Président de groupe UMP, Jean-François Copé, qui décidemment ne tient pas ses troupes et la secrétaire d’Etat chargée de l’écologie, Nathalie Kosiusko-Morizet, qui éprouve quelques difficultés à se faire la porte-parole des grands semenciers.
Résultat : le Sénat a introduit un bémol à l’amendement communiste en renvoyant à la définition communautaire européenne la notion de « sans OGM », ce qui est absurde puisqu’il n’existe pas de définition communautaire. A défaut, nous nous en remettrons donc à l’avis d’un Haut conseil des biotechnologies. A partir de quels critères œuvrera-t-il ? Mystère et boule de gomme !
Deuxième acte : le texte revenait, cette semaine, à l’Assemblée en deuxième lecture.
Le député Chassaigne défendait une question préalable mettant en avant l’usine à gaz montée par Sarko et approuvée au Sénat, qui aboutissait à un dispositif obscur et inopérant.
Coup de théâtre ! La motion communiste était adoptée, faute d’un nombre suffisant de députés UMP en séance. Le texte sur les OGM était ainsi rejeté.
Nouvelle grosse colère de Sarko et riposte immédiate de Fillon : dès mercredi, une commission mixte paritaire réunissant 14 députés et sénateurs triés sur le volet et majoritairement UMP, non torturés sur la question par leurs électeurs, rayaient d’un trait de plume le vote de l’Assemblée. Il suffira ensuite de faire voter le texte en séance publique grâce à un vote bloquée. Et le tour sera joué !
Voilà, en tout cas, qui fait désordre alors que Président et gouvernement clament que la réforme prochaine des institutions donnera davantage de pouvoir au Parlement. Et ils commencent par s’asseoir dessus.
Reste qu’à deux reprises et en deux semaines, Sarko aura mangé son chapeau, un met d’autant plus difficile à ingurgiter que le couvre-chef gagne en volume à mesure que la tête enfle.