Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Le gouvernement a donc entamé, cette semaine, une prétendue concertation avec les « partenaires sociaux » sur les retraites.
En réalité, rien n’est à négocier puisqu’il s’agit de passer à 41 années de cotisations. Finalement, les syndicalistes sont convoqués au Ministère du travail juste pour la photo.
Les parlementaires risquent, eux, de ne pas être consultés du tout car Fillon envisage de faire passer le projet par voie parlementaire.
Là où le bât blesse, c’est que les faits sont têtus et l’arithmétique aussi. D’où un front syndical unanime qui semble se dessiner.
Les salariés commencent à cotiser de plus en plus tard en raison des temps de formation qui s’allongent. Voilà pour les jeunes qui débutent. A l’autre bout de la chaîne, les seniors partent de plus en plus tôt, poussés dehors par les employeurs. De ce point de vue, le plan Borloo d’emplois des seniors a fait un flop retentissant.
Conclusion : il sera de plus en plus difficile de cotiser 41 ans et la conséquence en sera, le nombre croissant des retraités ne pouvant bénéficier d’une pension à taux plein. Merci pour le pouvoir d’achat, en sachant que, déjà, 4,1 millions de retraités reçoivent le minimum contributif, soit 579,85 € par mois.
Notons au passage que ce nouveau seuil de 41 ans ne rapporterait que 2 milliards d’€ par an d’ici à 2012, alors que les exonérations à répétition consenties aux employeurs représentent 25 milliards d’€ et que si les revenus financiers et boursiers des entreprises cotisaient au même niveau que les salaires 20 millions d’€ entreraient dans les caisses.
Voyez quand on veut ! Oui, mais Fillon ne veut pas. Ou plutôt si, il veut, mais bousiller les retraites au profit des assurances privées.
L’appauvrissement de la France et des français est au bout.