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Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois

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LE DROIT A LA DELIVRANCE

Le sort de Chantal Sébire m’a beaucoup ému comme la plupart des français.

Durant huit ans, elle a vécu un calvaire, rongée par une tumeur, qui la défigurait et la plongeait dans d’atroces souffrances.

Elle souhaitait en finir dignement avec une assistance médicale appropriée. Mais la loi française ne le permet pas.

L’accompagnement de la fin de vie correspond en France aux seuls soins palliatifs, dont le droit a été ouvert avec la loi du 9 juin 1999.

La loi du 4 mars 2002 sur le droit des malades, dite loi Kouchner, dispose que les professionnels de la santé doivent tout mettre en œuvre pour assurer une vie digne à leur patient jusqu’à la mort et respecter la volonté de la personne. Aucun acte médical, ni traitement ne peut être pratiqué sans le consentement du malade. Enfin la loi du 22 avril 2005, dite loi Leonetti, prévoit le choix au « laisser mourir » et protège les médecins qui « débranchent » leurs patients en raison de l’irréversibilité de leur état de santé.

Malgré ces avancées, nous nous trouvons devant une impasse juridique pour un certain nombre de cas, tels ceux de Vincent Humbert et de Chantal Sébire.

En l’occurrence, les soins palliatifs, l’accompagnement, les antalgiques, le traitement de la douleur ne suffisent plus.

Il convient donc que notre législation évolue, ce qui implique de donner une toute autre ampleur à notre offre de soins palliatifs (700 lits en France contre 7 000 en Belgique) mais de combler le vide juridique quand ces soins ont atteint leurs limites.

La Belgique et les Pays Bas font figures de pionniers en la matière.

Alors que Chantal Sébire mourait seule dans son appartement de Plombière-lès-Dijon, mercredi dernier, après que la justice lui eut refusé une mort assistée, l’écrivain belge Hugo Claus, atteint de la maladie d’Alzheimer à 78 ans, avait demandé qu’on l’aide médicalement à mourir, comme le prévoit la loi belge pour les cas des patients « capables et conscients » formulant une demande « volontaire, réfléchie et répétée ».

A méditer.
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