Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Le « casse-toi, pauvre con » de Sarkozy à un visiteur aussi peu dégrossi que lui relève-t-il du dérapage ?
Ce n’est pas la première fois que le Président s’autorise de tels écarts. Face à un marin pêcheur, il avait déjà failli faire le coup le poing et il ne passe pas pour avoir un maniement très châtié de notre langue.
En réalité, la stratégie de communication de Sarkozy consiste à prendre la couleur des murs.
Ainsi est-il capable d’être people chez les people, prolos chez les prolos, facho chez les fachos, vulgaire chez les vulgaires. Il est monsieur tout le monde, celui auquel chacun peut s’identifier. Simple parmi les simples, il ne peut être ainsi taxé de mauvaise foi. Il nous ressemble et il échoue là où nous échouons. Pouvons-nous, dès lors, lui en vouloir ?
Mais c’est là que le bât blesse et que l’exercice trouve ses limites. Les français n’ont pas élu un « Dupont la joie » incapable d’avoir prise sur le cours des évènements, qui multiplie les promesses sans pouvoir les tenir et qui croit en être excusé en se faisant passer pour le voisin de palier.
Nos concitoyens attendent des politiques qu’ils reprennent la barre, pas qu’ils naviguent à vue, les yeux rivés sur le CAC 40, et qu’ils donnent le change en jouant les histrions.
Une telle attitude se paie très vite au prix fort et se conclut par une volonté populaire qui finit par obtenir ce qu’elle souhaite : casse toi, Sarko !