Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois

Publicité

LE POUVOIR BOUFFON

L’actualité de la semaine écoulée aura été abondamment occupée par le show de Sarkozy devant 450 journalistes pendant près de deux heures et trente minutes.
Que faut-il donc en retenir ? J’ai le sentiment que nous commençons à toucher aux limites du sarkozysme.
Les Français n’ont pas élu un acteur, mais un Président de la République qui, de surcroit, leur a promis des changements rapides et concrets.
Si ces derniers étaient au rendez-vous, sans doute le locataire de l’Elysée pourrait se permettre ces opérations médiatisées de m’as-tu vu à la télé, au Fouquet’s, sur un yacht, une plage américaine, en Egypte ou en Jordanie avec femme, enfant, Ray-Ban et Rolex. Mais des résultats, les Français attendent toujours !
« Je serai le Président du pouvoir d’achat » avait clamé le candidat matamore. Huit mois après, non seulement ceux qui se lèvent tôt et tous les autres n’ont rien vu venir mais leur situation s’est dégradée car les prix flambent, le « travailler plus pour gagner plus » apparaît pour ce qu’il est : une fumisterie, et les inégalités s’accroissent d’autant plus que seuls les plus riches sont servis.
L’exercice sarkozyen consistait donc, mardi dernier, à expliquer pourquoi les résultats n’étaient guère visibles.
Ainsi avons-nous pu entendre le Tartarin de l’Elysée nous déclarer : « Sur le pouvoir d’achat, qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide les caisses qui sont déjà vides ? Que je donne des ordres aux entreprises à qui je n’ai pas d’ordres à donner (…). Vous croyez que le seul boulot d’un Président, c’est d’augmenter le SMIC ». Fermé le ban.
Et voilà notre nouveau Don Quichotte en plein aveu d’impuissance, très exactement ce qu’il reprochait à ses prédécesseurs.
Alors la parade a consisté à faire admettre qu’il allait falloir attendre. Là surgit le concept de « politique de civilisation » emprunté à Edgard Morin, qui mérite cet excès d’honneur, mais pas cette indignité d’être embarqué dans cette galère sarkozyenne portée par des considérations philosophiques de comptoir.
Les Français attendent de la quantité (oui, effectivement, les smicards, les rmistes, les chômeurs, les précaires aimeraient bien avoir un peu plus. Doivent-ils s’en excuser ?). Sarko veut faire dans la qualité et il invite nos concitoyens à le comprendre et à s’y ranger.
Je ne suis pas sûr qu’Edgard Morin y retrouve les petits de sa pensée dans ce galimatias lamentable.
On aura compris que la politique de civilisation et la qualité sarkozyennes consistent à ne prêter qu’aux riches en espérant illusoirement des retours sur investissement. Les retours ne viendront jamais et lorsqu’auront été mis à bas les exigences de redistribution sociale imposées jusqu’ici au capital (droit du travail, temps de travail, smic, protection sociale…), il restera une France et des Français appauvris et des coffres forts pleins.
De semaine en semaine, l’opération sarkozyenne apparaîtra de mieux en mieux pour ce qu’elle est : une escroquerie et son exercice du pouvoir : une bouffonnerie.
53% des électeurs ont cru envoyer à l’Elysée un homme d’Etat. Ils se retrouvent avec Aldo Maccione.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article