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Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois

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LE CLIENT EST ROI

Le séjour du colonel Kadhafi en France aura fait couler beaucoup d’encre. Il n’est donc pas utile d’ajouter des superlatifs à tous ceux qui ont été employés au cours de la semaine qui s’achève.
La question qui mérite d’être posée est la suivante : quelle vision du monde a donc Sarkozy ? Quel rôle souhaite-il que la France joue sur la scène internationale ?
Depuis son élection, ses déplacements à l’étranger sont nombreux mais il apparaît plus comme un représentant de commerce que comme un homme d’Etat soucieux que notre pays continue d’apporter une contribution spécifique et originale dans le règlement des conflits.
Lybie, Chine, Algérie… avec à la clé des milliards d’€ de contrats destinés à vendre des centrales nucléaires, des armes, des rafales.
Et pour le reste, on acquiert vite le sentiment que tout est dans le paraître, dans l’esbroufe médiatique à l’exemple de la mise en scène autour de la libération des infirmières bulgares où Sarkozy s’octroie le résultat de mois de travail conduits par d’autres. Le scénario est assez semblable dans le cas de l’arche de Zoé et- je le crains – dans celui d’Ingrid Betancourt.
La diplomatie vue par Sarkozy, ce sont des marchés à conquérir avec en dessous de table, si possible dans le registre humanitaire, des compensations spectaculaires, qui font de lui un Zorro.
Nous sommes déjà bien loin d’un Président Chirac n’hésitant pas à provoquer un incident diplomatique à Jérusalem parce que la police israélienne voulait l’empêcher de rencontrer des palestiniens ou encore de De Villepin, à la tribune de l’ONU, fustigeant le bellicisme américain en Irak et faisant valoir la démarche diplomatique et pacifiste de la France. Et pourtant, il ne restait à ces deux-là que des oripeaux de gaullisme.
A présent, il ne reste plus rien, juste un président qui ambitionne de se rapprocher de Bush et sans doute de sa vison du monde, laissant à celui-là le rôle de gendarme de la planète et se conservant ainsi la possibilité de conquérir une part du gâteau du capitalisme mondialisé.
Cela vaut bien de dérouler des tapis rouge sous les pieds des clients, quels qu’ils soient ; l’argent n’a pas d’odeur.
Je pense à ce propos de François Mitterrand rapporté par Georges Marc Benamou dans Mémoires interrompues, cet ouvrage qui a inspiré à Robert Guédigian le film « Le promeneur du Champs de Mars ».
François Mitterrand lui dit : « Je serai le dernier Président de la République. Après moi, il n’y aura que des financiers. »
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