Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Les 27 ont ratifié le traité de Lisbonne, jeudi dernier. A présent, tout commence et, comme dirait l’autre, tout devient possible.
Dans un premier temps, il faudra, en France, réviser la Constitution car l’article 88-1, malgré la victoire du non au référendum de 2005, continue de se référer à feue la Constitution européenne comme base de la participation de la France à l’Union.
Un projet de loi de révision de la Constitution sera donc présenté à l’Assemblée nationale, le 15 janvier prochain. Le Congrès du Parlement se réunira le 4 février pour se prononcer sur cette modification.
Une majorité de 3/5ème est nécessaire à cette fin. La mobilisation de tous ceux qui s’étaient engagés en faveur d’un référendum devant les électeurs suffit à repousser le projet de révision de la Constitution, ce qui rendrait inévitable un référendum.
Rien n’est donc joué. Chacun est devant ses responsabilités, quelle que soit son opinion sur le traité de Lisbonne. Qui peut accepter que soit imposé au peuple ce qu’il a refusé ? Lui seul peut défaire ce qu’il a fait. Dans le cas contraire, il s’agirait d’un déni de démocratie.
Un Comité national pour un référendum s’est mis en place. Il a déjà recueilli plus de 40 000 signatures, parmi lesquelles celles de 89 parlementaires (51 députés et 33 sénateurs).
L’exigence d’un référendum peut donc monter au point de s’imposer.