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Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois

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UNE JOURNEE SANS SARKO

Cette, semaine, nous avons frôlé l’overdose. Sarko était partout pour lancer son entreprise de démolition sociale. Le Kärcher était de sortie et la pression au maximum…
Parmi les cibles emblématiques de l’offensive figurent les régimes spéciaux de retraite. Les cheminots, électriciens, gaziers, marins seraient donc les seigneurs des temps modernes, les bénéficiaires de honteux privilèges… Et voilà notre Sarko en justicier vêtu de probité candide et de lin blanc.
Trop beau pour être honnête !
Ces régimes concernent 500 000 personnes. Il sera difficile de nous convaincre qu’ils sont la cause des difficultés financières de l’ensemble de notre système de retraite. Mais alors pourquoi tant de haine ?
La réalité est qu’ils sont au cœur de notre système de redistribution sociale. Ils correspondent à des entreprises, pour la plupart, nationalisées en 1945 par le Général de Gaulle et les ministres communistes. Leurs activités étaient alors considérées comme vitales dans le redressement de la France et essentielles pour la vie quotidienne des français. Il fallait donc qu’elles échappent à la logique marchande pour ne servir que l’intérêt général.
Ces établissements devaient également être des modèles de progrès social, lequel n’était pas un fardeau mais le moteur d’une nouvelle dynamique économique.
Pour toutes ces raisons, les personnels acceptaient de gagner moins, de s’acquitter de cotisations plus élevées, contribuant ainsi à la compétitivité de l’entreprise, à l’esprit de service public et de solidarité.
En retour, ils bénéficiaient d’un salaire différé sous forme d’un droit à la retraite ouvert plus tôt que les autres salariés.
Ces régimes ont d’ailleurs dégagé des excédents et souvent renfloué le régime général. C’est la diminution du nombre des postes qui les a fragilisés.
Ajoutons que si l’écart s’est creusé entre les salariés relevant du régime général et ceux dépendant de ces régimes spéciaux, la raison en est dans la décision des gouvernements Balladur puis Raffarin d’allonger la durée de cotisation du régime général.
Et aujourd’hui ne soyons pas dupes ! Si Sarko s’en prend à ces 500 000 personnes concernées, c’est non seulement parce qu’il entend ainsi briser ce modèle social français, qui avait contraint le capital à une certaine redistribution sociale, mais c’est aussi parce qu’il compte bien, dans la foulée, allonger encore la durée de cotisation de tous les salariés, jusqu’à ce que devienne nécessaire le recours à des retraites par capitalisation et donc aux assurances privées, pour ceux qui en auront les moyens.
Notons que toutes les autres mesures annoncées par Sarko, tant en matière sociale que pour la fonction publique, relèvent de la même logique : marchandisation de toutes les activités humaines, démolition des solidarités, pillage du code du travail, opposition des citoyens entre eux.
Les syndicats ont prévu une première riposte le 18 octobre prochain. Sarko mange, pour le moment, son pain blanc et le MEDEF avec lui. Mais les yeux des français ne tarderont pas à se déciller à l’épreuve des faits. L’espoir changera de camp, le combat changera d’âme…
Sans attendre, j’ai rêvé d’une journée sans Sarko.

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