Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Nicolas Sarkozy nous a donc révélé, jeudi dernier à Epinal, ses projets en matière de réforme institutionnelle.
Ils sont à l’image de ses premiers actes depuis qu’il est à l’Elysée : le Président est partout, décide de tout, dirige tout.
Il s’agit de renforcer la présidentialisation de
Une commission va donc plancher sur le sujet. Jack Lang se trouve embarqué dans cette galère. Mais est-ce étonnant ? Il est lui-même l’auteur de propositions tendant à une présidentialisation du régime. Sarkozy a trouvé un allié de choix. Voilà un socialiste de plus dans le bateau sarkozyen.
Ce mouvement est, en réalité, révélateur du paysage politique d’aujourd’hui. Nous sommes face à une « classe » politique, qui a en commun une conviction : le capitalisme et sa mondialisation sont devenus des horizons indépassables. Il faut s’adapter et, au lieu de s’affronter, il vaut mieux s’entendre.
Reste que cette profession de foi-là constitue le fondement de l’impuissance des pouvoirs politiques et leur démission face au monde de la finance et des affaires. C’est ce que les français ne supportent pas.
Sarkozy a trouvé, pour le moment, le moyen de donner le change, en se réclamant d’un Etat fort, en se voulant l’homme providentiel. Mais tout cela n’est que paillettes et relève de l’invention du coup d’éclat permanent.
L’essentiel demeure : un gouvernement soumis aux forces de l’argent, ce qui ne peut conduire qu’à davantage de difficultés pour le pays et la population, qui n’appartient à ces privilégiés qui bénéficieront du paquet fiscal de Sarkozy.
Il existe un formidable espace politique pour la gauche : les français sont anti- libéraux et veulent un pouvoir qui affirme sa détermination face aux financiers, qui impose l’intérêt général. Là est la vocation des forces du progrès. Il leur appartient de l’incarner. Et le plus tôt sera le mieux car le coup d’éclat permanent, une fois le feu d’artifice éteint, sonnera vite le glas de l’état de grâce.