Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Je remercie chaleureusement les 10 759 électrices et électeurs de la 6ème circonscription, qui m’ont accordé leur confiance, dimanche dernier.
Regardons attentivement les résultats : le député UMP Gonnot obtient 19 424 voix, soit 44,5% des suffrages. Peut-il être battu ? La réponse est oui, car il n’est pas de réserve pour le 2ème tour. Certes, quelques petits candidats de droite lui apporteront leurs voix mais cela ne fait pas le compte.
Malgré la tentative de racolage grossier de la candidate UDF-Modem (il lui a été promis la tête de liste à Vieux-Moulin aux municipales de 2008), le parti de François Bayrou ne donne aucune consigne de vote. Et il est clair que ses électeurs n’ont guère envie d’un député UMP de plus, dont la formation a travaillé au laminage parlementaire de la nouvelle formation du député béarnais.
Le Front National, non plus, d’autant que Gonnot, prenant ses airs de Don Quichotte, avait précisé qu’il n’en avait pas besoin. Dont acte pour Michel Guiniot.
Pour ma part, je totalise 24,65% des voix au 1er tour. Mais la gauche rassemblée représente 17 481 voix soit 40,05%.
Et surtout nous disposons d’une réserve considérable pour gagner. Je veux parler des 29 185 électrices et électeurs qui se sont abstenus, soit 40% des inscrits.
A l’examen des listes électorales, il apparait qu’il s’agit d’une écrasante majorité se situant plutôt du côté de la gauche.
Je comprends leur attitude du 1er tour. Depuis l’élection présidentielle, les médias ne cessent de leur répéter que la partie est jouée et que l’UMP va disposer de près de 500 députés. Ils se disent donc : « à quoi bon ? »
Dimanche, il dépend d’eux que Gonnot soit battu et que l’Assemblée nationale dispose d’un député de gauche de plus face à la majorité bêlante de l’UMP.
Avec moi, ils ont la certitude que je ne les laisserai pas tomber et que notre circonscription sera défendue.