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Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois

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LES PREMIERES PROMESSES NON TENUES DE SARKOZY

Sarkozy s’est rendu, en fin de semaine dernière, à Toulouse pour rencontrer les salariés d’Airbus.

Le temps de la campagne électorale, le candidat de l’UMP avait pris ses distances vis-à-vis du plan de restructuration d’Airbus baptisé Power 8. Ce dernier programmait la suppression de 10 000 emplois en Europe : 5 000 emplois chez Airbus et l’autre moitié chez les sous-traitants. La répartition géographique s’établissait ainsi : 3 200 en France, 3 700 en Allemagne et 1 100 au siège de Toulouse. La Picardie était concernée avec la liquidation du site de Méaulte.

Le candidat UMP se déclarait « pas tenu » par ce plan et laissait entendre qu’il le remettrait en cause après son élection.

Vendredi dernier, de retour à Toulouse, il a confirmé le plan Power 8 et la fermeture de Méaulte.

Mercredi, le Président de la République s’est rendu à Bruxelles pour rencontrer le Président de la Commission européenne. Dans une brochure de campagne, il promettait de « déclencher une offensive diplomatique » contre la Banque centrale européenne (BCE), dont la politique lui paraissait contraire à la croissance. « Il demande, disait-il, qu’on puisse faire avec l’euro ce que les américains font avec le dollar, les japonais avec le yen et les chinois avec le yuan ».

Qu’en avait-il donc dit à M. Barroso ?

Son entourage indiquait que «  la France était assez isolée en Europe sur cette question », qu’en matière de négociation des statuts et des missions de la BCE , « rien n’est fait », la priorité étant d’obtenir un accord sur la proposition du « traité simplifié » sur les institutions (en clair, priorité à la Constitution européenne contre l’avis des français).

Cela fera donc deux reniements en une semaine.

Pour le reste, tous les mauvais coups sont programmés et l’offensive devrait être menée au pas de charge pendant l’été : privatisation de GDF, bouclier fiscal pour les riches, autonomie des universités, heures supplémentaires sans cotisations sociales pour les patrons, mise en place d’un « service minimum » dans les entreprises publiques…

En résumé, le turbo pour les mesures libérales et les privilégiés, la marche arrière pour les salariés, les familles et la souveraineté nationale.

 

 

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