Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
L’Assemblée nationale a clôturé la session parlementaire, ce jeudi 22 février, et du même coup la 12ème législature débutée en 2002.
La dernière séance des questions d’actualité au gouvernement a été l’occasion de dresser un bilan de l’action gouvernementale durant ces cinq années. Le président du groupe UMP, puis le Premier Ministre ont salué l’œuvre de réforme entreprise à l’ampleur inédite.
Si je ne peux partager les résultats vantés, je serai plutôt d’accord pour dire que l’importance en réformes a été considérable.
Pour la première fois sans aucun doute, un gouvernement de droite sera parvenu à remodeler la société française en profondeur et à mettre en cause les fondements du pacte social sur lequel nous fonctionnons depuis des décennies.
Juppé, en 1995, avait tenté cette prouesse. Il s’était cassé les dents face à une puissante résistance populaire.
Raffarin et De Villepin avaient décidé de tenir le coup, quoi qu’il arrive. Ainsi sont-ils restés droit dans leurs bottes après les manifestations pour la défense des retraites en 2003, les camouflets électoraux des régionales de 2004, la victoire du non au référendum en 2005, sans oublier la révolte des banlieues et la mobilisation contre la privatisation de GDF.
Néanmoins, ils auront dû reculer devant le mouvement anti-CPE et retirer ce projet néfaste.
Globalement pourtant, le MEDEF ne peut que se féliciter des résultats obtenus.
Des coins ont été enfoncés dans la redistribution sociale et la solidarité imposées au capital à
Le secteur nationalisé destiné à préserver certaines activités ou productions de la marchandisation a été mis à mal avec les privatisations de France Telecom, d’Aéroports de Paris, des autoroutes, du secteur de l’énergie, la suppression de 45 000 postes de fonctionnaires dont 15 000 dans l’enseignement.
La fiscalité fondée sur les ressources et la progressivité a été réorientée afin de favoriser les plus riches et la finance au détriment des couches moyennes et des plus favorisées.
Et maintenant ? Le projet Sarko est clair : il veut aller plus loin, beaucoup plus loin et rompre avec le modèle français de redistribution des richesses. Qui en veut donc davantage après ces cinq années écoulées ?