Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
En réalité, le Conseil européen avait décidé que la présidence allemande, qui débuterait le 1er janvier 2007, relancerait le traité constitutionnel et que la présidence française, qui suivra au deuxième semestre 2007, devrait le conclure. La chancelière Angela Merkel est donc à la manœuvre avec l’objectif affiché de sauver, sinon le texte complet, au moins la substance.
L’issue de l’élection présidentielle n’est donc pas anodine. Sarkozy se prononce pour un mini-traité, qui ne comporterait que la partie I de
Mais on ne touche en rien les politiques économiques européennes contenues dans les traités existants, qui favorisent les délocalisations, le dumping social, la casse des services publics, la marchandisation de toutes les activités humaines. Et Sarko considère qu’il ne sera pas nécessaire de consulter à nouveau les français. Evidemment, c’est plus sûr !
Ségolène Royal, pour sa part, souhaite conserver la même partie I et ajouter un volet social.
Mais là encore, que vaut le volet social si nous ne touchons pas à la politique libérale de l’Europe ?
Voilà un beau sujet de débat pour les présidentielles avec une question au cœur : de quelle légitimité peuvent se réclamer les candidats s’ils ne respectent pas le non des français à l’Europe libérale ?