Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Les musées du monde entier ont, depuis longtemps, l’habitude de se prêter les œuvres qu’ils possèdent. Il s’agit d’une saine coopération permettant aux peuples de découvrir les productions artistiques de toutes les cultures et civilisations.
En ces temps de libéralisme débridé, il aurait été surprenant que le démon de l’argent ne s’empare pas aussi de l’art. C’est fait.
Ainsi le Ministère de la culture et la direction des Musées de France, dans le plus grand secret, ont concocté avec les Emirats Arabes Unis une délocalisation du Louvre en 2012 supposant le prêt à long terme d’œuvres majeures contre la somme d’1 milliard d’€. L’argent n’a pas d’odeur mais, en l’occurrence, il sent le pétrole.
Il faut évidemment savoir que ce projet n’a pas d’abord vocation culturelle mais qu’il est destiné à rendre plus attractif et plus rentable un site touristique et balnéaire.
A quand Rembrandt chez Mac Do et Picasso chez Disneyland ?
Nous y étions presque avec l’expérience du Louvres à Atlanta où les plus grands chefs d’œuvre (Poussin, Raphaël, Murillo) on été déposés dans la cité de Coca-Cola en échange de 13 millions d’€.
A l’exception du Guggenheim de New York, qui a inauguré ce principe de l’exportation payante pour ses collections, tous les musées respectent les codes déontologiques du Conseil International des Musées (ICOM) fondés sur les devoirs à l’égard des collections, de la recherche, de leur enrichissement, du travail scientifique des conservateurs, du rôle éducatif de l’institution, du respect du public.
Le projet d’Abou Dhabi est détestable.
Une pétition a été lancée à l’initiative de personnalités du monde de l’art. Elle rencontre un grand succès (http://www.latribunedelart.com/).
Dis donc Nicolas, c’est ça