Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Jeudi dernier, les retraités ont défilé dans de nombreuses villes de France pour la revalorisation de leurs pensions. Leur pouvoir d’achat a reculé, entre 10 et 12 %, en dix ans. Et pourtant, ils doivent faire face à une liste qui s’accroît de médicaments déremboursés mais toujours prescrits, des forfaits à la charge du patient (1 € sur tout acte médical, 18 € sur les interventions de plus de 91 €, un forfait hospitalier de 14€ et bientôt de 15 €), tandis que les tarifs des mutuelles s’envolent pour compenser ce que
A l’heure actuelle, près de la moitié des nouveaux retraités entament leur nouvelle vie avec le minimum contributif, soit à peine 600 € mensuel auxquels s’ajoutent, au mieux, 100 à 150 € de retraite complémentaire.
Le départ en retraite des baby boomers et l’allongement de l’espérance de vie posent la question des financements, et donc irrémédiablement l’exigence d’une croissance plus forte et d’une politique de créations d’emplois. Telle n’est évidemment pas l’orientation politique actuelle qui ne répond qu’aux vœux du MEDEF et des actionnaires. Le conseil d’orientation des retraites insiste également sur la nécessaire réforme e l’assiette des cotisations patronales. Et j’y ajouterai la mise à contribution des revenus financiers.
Ce sont ces voies qu’il faut explorer si nous voulons que les retraités d’aujourd’hui et de demain puissent vivre décemment à l’issue de leur parcours professionnel.