Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Les députés commencent l’examen du projet de budget pour 2007 et de celui de financement de la Sécurité Sociale. Ces 5ème budgets UMP s’inscrivent dans la droite file des précédents : le gouvernement comprime les moyens de l’action publique pour mieux exonérer les gros patrimoines, les placements spéculatifs et les revenus financiers. Il prétend lutter contre l’endettement de la France, mais se garde bien d’évoquer les 6 milliards d’€ de cadeaux, qui seront offerts, en 2007, au patronat et à quelques milliers de riches contribuables privilégiés avec l’entrée en vigueur du bouclier fiscal et des allègements d’impôts sur le revenu et de taxe professionnelle votée l’an dernier. Ce nouveau budget va creuser davantage les inégalités et accentuer l’injustice sociale. Alors que notre pays a besoin d’une fonction publique renforcée et rénovée, d’investissements socialement efficaces dans les transports collectifs, l’école, la recherche, le logement, la culture et l’insertion professionnelle des jeunes, la majorité de droite continue à rationner les dépenses utiles, étouffe les salaires des fonctionnaires, annonce 15.000 suppressions d’emplois dont 8.000 dans l’Education Nationale.
Afin de rompre avec cette politique d’austérité et d’injustice, il faut dégager des ressources nouvelles pour relancer le budget de la nation et assurer également la pérennité et l’essor de la Sécurité Sociale. En matière fiscale, il s’agirait de rétablir une véritable et juste progressivité de l’impôt sur le revenu, d’améliorer le rendement de l’impôt sur les sociétés en le modulant en fonction des pratiques d’emplois, de renforcer l’impôt sur la fortune qui rapporte 60 fois moins que la TVA ou encore d’étendre les prélèvements sur les actifs et les revenus financiers.
D’autre part, l’avenir des retraites et de notre système de santé impose de rompre avec la logique d’économie et de déremboursement du projet de loi de financement sur la Sécurité Sociale pour 2007, en revenant sur les exonérations massives de cotisations patronales et en créant des recettes supplémentaires, notamment par une prise en compte de la valeur ajoutée dégagée par les entreprises.