Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Par Patrice Carvalho
Ce qui était redouté se vérifie : la fusion entre Gaz de France et Suez aboutira bel et bien à un démantèlement du système gazier national. Les deux groupes ont, en effet, répondu à la lettre de griefs de la Commission Européenne, déjà évoquée dans ces colonnes.
Les solutions visant à résoudre les problèmes de concurrence engendrés, selon Bruxelles, par la fusion consisteront en d’importantes cessions de contrats d’approvisionnement et en abandon progressif du contrôle total des infrastructures gazières. Au total, GDF et Suez suggèrent d’abandonner 16% des contrats d’approvisionnements cumulés des deux groupes ou 21% des contrats détenus uniquement par GDF.
Par ailleurs, si, dans un premier temps, le nouveau groupe, issu de la fusion, restera détenteur à 100% des infrastructures, il n’en conservera, à terme, plus que 50%. En effet, l’extension des capacités gazières (terminaux méthaniers) sera accompagnée d’une filialisation de l’activité, afin de mettre à disposition des concurrents des capacités de déchargements dans la perspective de l’ouverture totale du marché en 2007.
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