Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
L’Assemblée Nationale s’apprête à examiner, à partir du 7 septembre, en session extraordinaire, le projet gouvernemental de privatisation de Gaz De France destiné à permettre sa fusion avec le groupe SUEZ. Depuis longtemps, la droite rêve d’en finir avec ces entreprises publiques, telles qu’ EDF et GDF. Tout doit être livré à la marchandisation. Jusqu’à présent, elle avançait à petits pas, au rythme des directives européennes prônant l’ouverture à la concurrence des marchés de l’énergie.
Elle a sauté, cette fois-ci, sur l’occasion de l’OPA de l’Italien ENEL sur SUEZ pour monter « cette usine à gaz » (mes excuses pour ce jeu de mots) que constitue le projet de privatiser GDF pour se fondre dans SUEZ et ainsi résister à la fameuse OPA. La ficelle est évidemment un peu grosse et ne manque pas de faire tanguer le navire UMP, d’autant que son président Nicolas SARKOZY, Ministre des Finances en 2004, jurait alors, à cette époque, que jamais l’Etat ne ramènerait sa participation dans GDF à moins de 70%. Il leur faut, à présent, manger leurs chapeaux, ce qui n’est pas seulement indigeste mais électoralement risqué à quelques mois des élections présidentielle et législatives.
L’opposition de gauche est résolue à combattre ce projet et à accompagner la résistance conduite par les organisations syndicales. Cette privatisation présente de réels dangers sur la garantie de notre approvisionnement en gaz, mais aussi laisse présager une augmentation des tarifs, comme cela se pratique dans tous les pays où l’énergie est aux mains du privé. Jusqu’à présent,