Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Depuis 2003, date à laquelle le groupe canadien Alcan a absorbé le français Péchiney, nous avions des craintes pour l’usine Affimet de Compiègne. La décision vient de tomber : Alcan vend le site compiégnois à l’anglais Recovco. Sur les 224 salariés seuls 85 conserveraient leur poste. Je m’étais concerté avec les représentants du personnel, lors d’une 1ère réunion le 15 avril 2005. Depuis cette date, j’ai suivi avec eux l’évolution de la situation.
Je vais donc les recevoir à nouveau pour organiser la riposte. Alcan avait pris des engagements pour le maintien de la fabrication de l’aluminium sur le territoire français et des sites industriels correspondants. Interrogé à plusieurs reprises, le Ministre délégué à l’industrie avait précisé que l’Etat veillerait au respect de ces engagements.
En définitive, il n’en est rien. De même, toutes les interrogations sur les conditions de l’OPA d’Alcan sur Péchiney restent entières et le groupe des députés communistes et républicains a demandé une commission d’enquête parlementaire.
Je ne vais donc pas manquer d’interpeller le gouvernement à ce sujet, en même temps que nous allons mobiliser tous les moyens à notre disposition au niveau de la Région et du Département pour défendre Affimet et ses salariés.